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Arbitrer entre deux maquettes en 10 minutes: le protocole qui évite 45 minutes de débat
Deux versions sur la table, cinq personnes autour, et personne ne s’accorde. L’une est «plus classe», l’autre «fait trop pub». La conversation tourne en rond parce qu’elle porte sur des impressions, pas sur des faits. Ce protocole en 3 étapes transforme ce moment en décision nette — avec des critères, un score et une action claire. Il s’applique à n’importe quel projet: campagne digitale, affiche, newsletter, couverture de rapport.
Étape 1 — Poser l’objectif avant d’ouvrir les maquettes
Avant de regarder quoi que ce soit : écrire en une ligne l’objectif du visuel et le KPI associé. «Augmenter les candidatures via LinkedIn» ou «Pousser les inscriptions avant le 15». Ce n’est pas une formalité — c’est le filtre qui va permettre d’éliminer les préférences. Si la décision finale ne sert pas cet objectif, elle est mauvaise, quelle que soit la qualité perçue du visuel.
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Étape 2 — Scorer les deux versions sur les 5 critères (note de 1 à 5)
Clarté, Hiérarchie, Conformité, Adaptation au support, Impact. Chaque critère reçoit une note pour chaque version. Ce n’est pas une science exacte — c’est un outil de calibrage. Si la version A score 3/5 en clarté et la version B score 5/5, la discussion sur «A est plus sophistiquée» ne tient plus. Les chiffres ne remplacent pas le jugement, mais ils le cadrent.
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Étape 3 — Décider et noter l’action
Le décideur tranche sur la base du score global et de l’objectif. S’il choisit B pour sa performance, il peut noter une action complémentaire : «reprendre un élément premium de A (photo / texture / typo) si ça ne casse pas la hiérarchie.» La décision est documentée. Elle n’est pas rouverte au prochain tour. Les débats archivés ne ressurgissent pas.
Résultat concret: on évite une réunion de 45 minutes, on protège l’objectif du projet, et le graphiste reçoit un brief d’ajustement précis — pas une liste d’impressions à interpréter.
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